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Où va Guedj, où va le PS ?

  • Photo du rédacteur: contrediremedia
    contrediremedia
  • 10 janv.
  • 3 min de lecture

Le PS n'a pas clarifié sa ligne politique depuis 2022 (a minima).


La ligne NUPES de 2022 s'oppose nettement à la ligne Glucksmann/Hollande des élections européennes, tandis que la ligne NFP de 2024 ne correspondait pas vraiment aux candidatures anti-NUPES hier encore choisies par le PS. La plupart, ils ne croyaient même pas vraiment au programme NFP et l'ont assumé assez vite après les élections.


Le PS a soutenu l'âge de départ à la retraite à 60 ans en 2022, tout en le reniant en 2023.


Ce programme de 2022 n'avait pas grand-chose à voir avec le programme porté aux élections présidentielles par la candidate PS Anne Hidalgo.

Toutefois, cette dernière s'était émue que tant de personnes pauvres mourraient avant l'âge de 62 ans, en occultant que c'était sa propre proposition de campagne. Le PS était-il pour le programme du PS aux élections présidentielles, qui sait ?


Le PS de 2022 était-il le même que le PS de 2017 qui se voulait membre de la majorité macroniste selon les propres mots de Faure ? Certes Macron était le conseiller puis ministre d'Hollande.


Le PS qui a voté l'État d'urgence dans le droit commun sous Macron, semble-t-il le même que le PS qui s'est opposé à d'autres lois sécuritaires ensuite ?


D'ailleurs quel PS, puisque selon le sénateur, le député ou l'élu local interrogé, on peut entendre tout et son exact opposé.


Par exemple, quand Rebsamen s'exprimait en 2023, était-il un fidèle macroniste depuis 2017 avec son parti affilié à la même macronie, ou un maire soutenu par le PS, ayant pu voter au Congrès du parti ? Quand le président PS du Sénat Kanner proclame toute leur proximité politique, est-ce le rappel d'une proximité avec la macronie ? Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'importants élus du PS.


Toutes ces hypocrisies ont créé deux contradictions de ce que la politique ne fait pas mieux, à travers les députés Jérôme Guedj et Philippe Brun.


Ces deux figures se sont imposées politiquement en 2022 par opposition au hollandisme et tout ce qu'il a représenté idéologiquement. Désormais, ils posent auprès de Cazeneuve, qui a largement radicalisé ses positions depuis son interview à Valeurs actuelles. Cazeneuve a réussi à devenir encore plus à droite que ce qu'il était déjà, que le ministre de l'intérieur d'Hollande et ses "interdictions personnelles" de manifester.


La Palestine a clairement influé sur ce que devient politiquement Guedj, le poussant au paroxysme de ses positions. Guedj n'a jamais été un soutien de la Palestine, tel un Charb. Ainsi, Guedj a toujours considéré que la perception d'Israël comme responsable d'un apartheid en Palestine relevait de l'antisémitisme, alors que Charb a rappelé toute sa vie l'existence de cet apartheid en Palestine, en faisant un reportage à ce sujet dès 1993.


Philippe Brun est revenu dans le giron du PS, car Cazeneuve en était parti. Au fil du temps, des ambiguïtés du faurisme, Brun a saisi les meilleures opportunités pour survivre politiquement. Cela s'est largement éloigné des fondements de son retour en politique. En effet, il était bien plus bavard en 2022 sur la défense du droit du travail et l'abrogation de la loi El Khomri, qu'il ne l'est depuis avec ses nouveaux amis qui ont voté cette fameuse loi El Khomri et se moquent éperdument des droits des travailleuses. Comment ce Monsieur imagine-t-il sa gauche populaire sans droits des travailleurs et travailleuses ? Grande interrogation que cela.


Dès lors, il n'est pas étonnant de voir Guedj qui ne sait plus où il va sur la question des retraites. Un moment, il était pour la retraite à 60 ans, puis l'extrême inverse, ensuite il oscille entre soutien et défense de la retraite par points. Tant que tout le monde garde une place, tout va bien sans doute.


Pour citer Jérôme Guedj, "Au PS, notre position est constante".












 
 
 

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